D’après un récent sondage de KPMG, , par Olivier Famien

En matière de cybersécurité, aucune structure ne peut se targuer d’avoir les mécanismes de défense absolue contre les attaques de pirates et autres cybercriminels du genre. Que ce soit les États, les organisations internationales, les grandes entreprises, les petites entreprises ou même les particuliers, tous sont soumis à la menace permanente d’attaques visant leurs infrastructures ou leurs données.

Lorsqu’un tiers malveillant parvient avec succès à contourner les mécanismes de sécurité mis en place et accède à un terminal, les conséquences sont multiples. Pour un particulier, lorsque son système est compromis et ses données usurpées, les conséquences peuvent être assez limitées.

Pour les entreprises par contre, les conséquences découlant d’une cyberattaque peuvent être énormes. Pour mieux cerner les contours du problème, le cabinet KPMG a mené un sondage aux États-Unis en interrogeant 403 cadres d’entreprises et 750 consommateurs. Le sondage a été mené à deux niveaux. Dans un premier temps, il est adressé aux cadres d’entreprise et dans un second temps vers les consommateurs. Les secteurs d’activités des entreprises concernées sont les suivants : les services financiers, le secteur de la technologie, la vente au détail et l’automobile.

Après avoir dépouillé les résultats des questionnaires, il ressort que dans les différents secteurs cités, le premier facteur qui concourt à affaiblir la cybersécurité des données est le facteur humain. Les employés sont en tête du classement sur ce critère avec 54 % de cadres pointant du doigt ce critère. Il faut souligner que ce pourcentage est beaucoup plus le reflet de ce qui se passe dans le secteur de la vente au détail.

En seconde position, nous avons le partage de données (40 % des personnes interrogées), talonné par la communication sans fil (39 %), puis les firewalls inadéquats (34 %), et 28 % attribués aux attaquants extérieurs dans le secteur de la technologie pour ce qui concerne les exploits utilisés par les attaquants.

Quand on en vient aux conséquences résultant de cyberattaques, elles sont de plusieurs ordres. En dehors du secteur financier, les trois premiers éléments qui sont menacés ou peuvent causer des dommages dans les quatre secteurs sont la réputation, les pertes financières et l’emploi. Dans le secteur financier, nous avons en pole position l’application de la loi (49 % des personnes interrogées) qui peut conduire à la fermeture d’un établissement financier en cas de faille de sécurité, suivie de la réputation qui peut être mise à mal (41 % des personnes interrogées le pensent) puis la sécurité de l’emploi qui est menacée (38 % soutiennent cela). Toujours dans ce même domaine, les litiges ont un score de 37 % et enfin les pertes financières qui apparaissent en 4e position (32 %).

Lorsque l’on se penche sur les réactions des consommateurs par secteur d’activités quand il survient une cyberattaque dans une entreprise, le chiffre le plus éloquent est celui de la vente au détail. À la question de savoir si les consommateurs continueront à fréquenter un magasin au cas où les données personnelles des clients détenus par ce dernier étaient piratées, 19 % d’entre eux ont répondu par la négative tandis que 81 % d’entre ont répondu qu’ils continueraient à la faire.

Dans le domaine des véhicules connectés, 23 % des consommateurs sont extrêmement préoccupés par le fait que leur véhicule connecté sera piraté. Et en cas de piratage, 37 % pensent que cela aura un impact négatif énorme sur leur perception du constructeur.

Au niveau du mobile, 30 % des consommateurs ont répondu qu’ils abandonneraient leur opérateur actuel collaborant avec le gouvernement pour se tourner vers un autre opérateur qui ne permet pas aux agences gouvernementales d’avoir accès aux données des utilisateurs qu’il détient même pour des raisons de terrorisme. Par contre, 49 % ont répondu qu’ils resteraient avec leur opérateur qui est prêt à fournir les données des utilisateurs au gouvernement pour les aider dans leurs enquêtes.

Enfin, 28 % des personnes interrogées sont extrêmement préoccupées par le fait que leurs appareils connectés à la maison (alarme, wearables…) peuvent être piratés. 38 % sont quelque peu préoccupés tandis que 35 % sont neutres ou ne sont pas préoccupés par cela.

Télécharger le rapport du sondage (PDF)

Source : KPMG

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